| Naissance | 3 juin 1912, Narbonne |
| À Maison Blanche | Janvier 1951 – Octobre 1952, médecin-chef |
| DÉCÈS | 6 mai 1979 |
BIOGRAPHIE
Georges Louis Daumézon naît le 3 juin 1912 à Narbonne, dans une famille protestante. Il est chef scout aux Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France et se lie d’amitié avec Émile Guigou. Il étudie à Montpellier et à Paris, où il obtient une licence en droit en 1932 et un doctorat en médecine en 1935.
Sa thèse, soutenue à Paris en 1935 — Considérations statistiques sur la situation du personnel infirmier des asiles d’aliénés — révèle d’emblée son intérêt pour la formation et le statut des infirmiers psychiatriques. Elle lui vaut le Prix Baillarger de l’Académie nationale de médecine.
Reçu au concours de médecin des Hôpitaux psychiatriques à 25 ans, il occupe son premier poste à Sarreguemines en septembre 1937. En octobre 1938, il devient médecin-directeur de l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais — poste qu’il occupera jusqu’en 1952.
Admis au concours du médicat des Hôpitaux psychiatriques de la Seine en octobre 1950, il est médecin-chef à Maison Blanche de janvier 1951 à octobre 1952. Il y supervise les internes Philippe Paumelle et Philippe Koechlin, et ouvre libéralement le service aux recherches de psychologie clinique, d’électro-encéphalographie, de neurologie et de psychanalyse.
D’octobre 1966 jusqu’à sa mort le 6 mai 1979, il est médecin-chef de l’hôpital Henri-Rousselle à Paris. L’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais porte aujourd’hui son nom.
PARCOURS:
- 3 juin 1912 — Naissance à Narbonne
- 1932 — Licence en droit, Paris
- 1935 — Thèse de doctorat en médecine — Prix Baillarger
- Sept. 1937 — Premier poste à Sarreguemines
- Oct. 1938 — Médecin-directeur, hôpital de Fleury-les-Aubrais
- Oct. 1942 — Communication au Congrès de Montpellier sur la surmortalité des patients psychiatriques pendant la guerre
- 1949 — Création avec Germaine Le Guillant des premiers stages de formation infirmière en psychiatrie (CEMÉA)
- Jan. 1951 – Oct. 1952 — Médecin-chef à Maison Blanche, Neuilly-sur-Marne
- 1952 — Coin avec Koechlin du terme « psychothérapie institutionnelle »
- 1952 — Contribution au numéro spécial Esprit — « Misère de la psychiatrie »
- Oct. 1952 — Mutation à Sainte-Anne, direction du Service des Admissions
- Oct. 1966 — Médecin-chef, hôpital Henri-Rousselle, Paris 6 mai 1979 — Décès
CONTRIBUTIONS PRINCIPALES:
1. Médecin-chef à Maison Blanche (1951–1952)
Médecin des hôpitaux psychiatriques de la Seine en 1951, il dirige durant un an et demi un service à Maison Blanche où il supervise les internes Philippe Paumelle et Philippe Koechlin, et ouvre le service aux recherches de psychologie clinique, d’électro-encéphalographie, de neurologie et de psychanalyse.
2. Naissance de la psychothérapie institutionnelle (1952)
En 1952, Daumézon et Koechlin introduisent pour la première fois le terme « psychothérapie institutionnelle » — expression désignant le courant de réforme de la psychiatrie asilaire qu’ils avaient développé ensemble à Fleury-les-Aubrais et Maison Blanche.
3. Formation des infirmiers psychiatriques
En 1949, il crée avec Germaine Le Guillant les premiers stages de formation destinés aux infirmiers en psychiatrie, dans le cadre des CEMÉA — révolution pédagogique dans un secteur longtemps sans formation structurée.
4. Témoin de la surmortalité de guerre
En qualité de médecin-directeur de Fleury-les-Aubrais, il dénonce dès octobre 1942 au Congrès de Montpellier l’augmentation de la mortalité dans les hôpitaux psychiatriques depuis juin 1940 — premier acte public de dénonciation de ce que l’on appellera plus tard « l’extermination douce. »
TÉMOIGNAGE:
« Daumézon donnait toujours la certitude d’avoir été rencontré par quelqu’un et d’être quelqu’un. »
— H. Chaigneau, 1980
« La qualité de son engagement fait date et marque une étape de l’histoire de la psychiatrie. »
— François Tosquelles
ÉVÉNEMENTS LIÉS:
- 3 juin 1912 — Naissance à Narbonne
- 1935 — Thèse sur les infirmiers psychiatriques · Prix Baillarger
- 1938 — Direction de Fleury-les-Aubrais · naissance de la psychiatrie institutionnelle
- Oct. 1942 — Dénonciation de la surmortalité au Congrès de Montpellier
- 1949 — Premiers stages de formation infirmière en psychiatrie (CEMÉA)
- Jan. 1951 — Arrivée à Maison Blanche comme médecin-chef
- Oct. 1952 — Départ de Maison Blanche · mutation à Sainte-Anne
- 1952 — Invention du terme « psychothérapie institutionnelle » avec Koechlin
- Déc. 1952 — Contribution au numéro Esprit « Misère de la psychiatrie »
- 1966 — Médecin-chef hôpital Henri-Rousselle
- 6 mai 1979 — Décès
- Aujourd’hui — L’hôpital de Fleury-les-Aubrais porte son nom
RÉFÉRENCES:
- Michel Caire, psychiatrie.histoire.free.fr/pers/bio/daumezon.htm
- Encyclopédie Universalis — Biographie de Georges Daumézon
- Wikipedia — Georges Daumezon
- Thèse HAL : Georges Daumézon (1912–1979) : un camisard psychiatre et pédagogue, theses.hal.science/tel-01775336
- Revue Esprit, numéro spécial « Misère de la psychiatrie », décembre 1952
LIENS UTILES:
- psychiatrie.histoire.free.fr/pers/bio/daumezon.htm
- universalis.fr/encyclopedie/georges-daumezon/
- theses.hal.science/tel-01775336
Autres personnalités :
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Étienne Trillat

Profession : Psychiatre, médecin-chef, historien de la psychiatrie. à Maison Blanche : 1946–1947 (interne), 1960–1985…
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